Assorted press clippings related to the 55th World Health Assembly - May 2002

This material is reproduced as fair use.

Reuters News Service
15/05/02
Poorer Countries Press for Changes to AIDS Fund

13/5/02
Eröffnung der 55. Weltgesundheitsversammlung
Brundtland fordert zusätzliche Mittel für Entwicklungsländer
jpk. Genf

Le Temps

14/05/02
Médecins Sans Frontières rappelle l'existence des maladies négligées

Le Temps
17/5/02
L'OMS tente de faciliter l'accès aux médicaments essentiels
Pierre Hazan

The Lancet
18/5/02
Policy and people: Brundtland sets out priorities at annual World Health Assembly

Le Monde
23/5/02
L'accès des pays pauvres aux médicaments


Reuters

15/05/02

Poorer Countries Press for Changes to AIDS Fund

Several developing countries on Wednesday urged changes to the newly
launched Global Fund against AIDS, malaria and tuberculosis to give states
with the most patients more of a voice in its activities. In speeches to
the World Health Assembly, the governing body of the World Health
Organization (WHO), some states voiced concern that the flow of money to
the Fund could falter after the initial burst of donations.

The Fund was first proposed by United Nations Secretary- General Kofi
Annan in 2001 and formally launched early this year with a war chest of $2
billion in cash and pledges. Mozambique's representative said, "It is a
good start but the doubt is about whether it is sustainable." Speaking to
the assembly of 191 member states, other countries, such as Botswana, also
argued for Africa to be given more of a say in the workings of the Fund.
"We recommend that Africa's representation on the board, committees, be
reviewed to make sure that it is in proportion to the burden of the
disease," a representative said.

Despite having one of the highest AIDS rates in the world, Botswana failed
to win any financing in April, when the Fund announced its first grants
for individual country projects to fight the three epidemics. Botswana
said that states, particularly the poorest, did not have enough time to
put together the kind of project that the Fund required. "It is critical
that guidelines should be more user-friendly," its representative said.

The Fund's 18-member executive board is made up of seven representatives
each from developing and developed states, two non-governmental
organizations and two from corporate donors. Annan has said that more than
$7 billion will be needed annually to halt the spread of AIDS, malaria,
and TB, which together kill over 6 million people a year, many of them in
sub-Saharan Africa.

[Richard Waddington]

_____________________________________________________________________________________


Eröffnung der 55. Weltgesundheitsversammlung

Brundtland fordert zusätzliche Mittel für Entwicklungsländer

jpk. Genf, 13. Mai

Die Generaldirektorin der Weltgesundheitsorganisation (WHO) hat am Montag in Genf zur Eröffnung der 55. Weltgesundheitsversammlung an die Industrieländer appelliert, mehr Mittel für die Gesundheitsversorgung in den Entwicklungsländern zur Verfügung zu stellen. Die internationale Gemeinschaft müsse dafür sorgen, dass mehr Personen in den Staaten der Dritten Welt Zugang zu Anti-Retroviren-Medikamenten Zugang erhalten und die medizinische Grundversorgung in diesen Ländern verbessert wird. Es müsse zudem sichergestellt werden, dass künftig mehr Bedürftige Zugang zu den in der Liste der WHO aufgeführten und für eine medizinische Grundversorgung notwendigen Medikamente Zugang erhalten, betonte Brundtland in ihrer Ansprache vor der Weltgesundheitsversammlung. Es sei auch weitere Arbeit notwendig, damit die bei der Ministerkonferenz der Welthandelsorganisation (WTO) in Dauha vereinbarte flexible Auslegung des Abkommens zum geistigen Eigentum (Trips) auch Wirkung zeigt.

Im Vorfeld der WHO-Versammlung hatten verschiedene Nichtregierungsorganisationen die Vereinbarung von Dauha und den von den Vereinten Nationen lancierten globalen Fonds zur Bekämpfung von Aids, Malaria und Tuberkulose kritisiert. Der Direktor der Organisation Médecins sans frontières (MSF), Bernard Pécoul, erklärte vor Journalisten in Genf, die bisher gemachten Zusagen seien völlig ungenügend, um Epidemien wie Aids oder Malaria in den ärmsten Ländern einzudämmen. Die zunehmende Resistenz der Malaria-Erreger lasse die Kosten für eine Behandlung in den afrikanischen Staaten so weit in die Höhe schnellen, dass nur noch wenige Personen sich eine entsprechende Behandlung leisten könnten. Im Rahmen der Hilfsprogramme, die über den globalen Fonds finanziert werden, seien zudem keinerlei Mittel vorgesehen, die den Ländern der Dritten Welt die eigenständige Entwicklung von Aids-Medikamenten ermöglichen würden.

Neben den Mängeln der medizinischen Grundversorgung werden sich die 191 WHO-Mitgliedländer bei der diesjährigen Weltgesundheitsversammlung vor allem mit den möglichen Folgen des Bio-Terrorismus und der Lage im Nahen Osten zu befassen haben. Im Gefolge der Ereignisse vom 11. September dürfte die Weltgesundheitsversammlung vermutlich beschliessen, die Zerstörung der Pockenviren ein weiteres Mal aufzuschieben. Die noch in Labors in den USA und Russland vorhandenen Pockenviren sollen in den kommenden Jahren noch zur Entwicklung neuer Impfstoffe benützt werden können. Der Antrag Taiwans um Aufnahme mit Beobachterstatus wurde abgelehnt; das Geschäft wurde am Montag auf Betreiben Chinas von der Traktandenliste gestrichen.


 

Le Temps

14/05/02

Médecins Sans Frontières rappelle l’existence des « maladies négligées »

A l’ouverture de l’Assemblée mondiale de la santé, Médecins Sans Frontières (MSF) a dénoncé lundi l’existence de « maladies négligées ». La lutte contre les inégalités dans la recherche et dans le prix des médicaments doit constituer une priorité.

Seulement 10% des 73 milliards de dollars investis chaque année dans la recherche le sont pour traiter le 90% des problèmes de santé. Parmi les 1393 médicaments arrivés sur le marché mondial entre 1975 et 1999, seuls 16 concernaient des maladies tropicales faisant des millions de victimes dans les pays pauvres.

La calvitie passe avant la malaria et la tuberculose

Les recherches sur les nouveaux traitements contre la malaria, la tuberculose, la leishmaniose, la maladie du sommeil ne bénéficient pas des investissements nécessaires. Seulement 383 millions de dollars ont été investis en 2000 dans la recherche contre ces quatre maladies, contre des dizaines de milliards pour des maladies des pays riches souvent marginales, comme la calvitie.

La situation empire en raison de la résistance aux médicaments déjà utilisés, comme la chloroquine, le plus commun des antipaludiques. Les cas de tuberculose ont augmenté de 20% en dix ans.

« L’OMS a pour mandat de définir les priorités en matière de santé mondiale. Elle doit faire plus pour convaincre les gouvernements de relancer la recherche pour les maladies négligées et faciliter l’accès aux médicaments », a affirmé le responsable de MSF.

Une nouvelle combinaison plus efficace de deux médicaments a été mise au point pour lutter contre la malaria. Plus coûteuse, elle n’est pas mise en œuvre, faute de soutien financier. Dans ces conditions, l’objectif de réduire de moitié la mortalité due au paludisme en Afrique d’ici à 2010 est irréalisable, selon MSF. L’organisation souhaite également que l’OMS surveille de plus près l’application de la déclaration de la conférence de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Doha sur l’accès aux médicaments. Les pays doivent pouvoir accéder aux médicaments les moins chers, d’où qu’ils proviennent.

En dépit de l’adoption de la déclaration par l’OMC en novembre et d’une baisse des prix, moins de 1% des 25 millions de personnes vivant avec le sida en Afrique ont accès aux antirétroviraux. Le traitement est pourtant disponible désormais pour moins de 300 dollars, grâce aux fabricants de génériques indiens et brésiliens, contre 10 000 dollars par patient aux Etats-Unis.

ATS


 

Le Temps

L'OMS tente de faciliter l'accès aux médicaments essentiels
Pierre Hazan
Vendredi 17 mai 2002
Rubrique:  international


Les médicaments doivent-ils être régis par les lois de l'économie ou appartiennent-ils au registre des droits de l'homme? L'enjeu concerne des millions d'êtres humains et oppose l'industrie pharmaceutique aux ONG et à certains pays du Sud. Sous l'impulsion du Brésil, l'assemblée générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) semblait donner raison aux seconds: l'article 2 de la résolution demande au directeur général de l'OMS «de prendre les mesures voulues dans le monde entier pour promouvoir un système de prix différenciés des médicaments essentiels fondé sur le marché pour les pays à revenu élevé, à revenu intermédiaire et à faible revenu». Il demande aussi «d'explorer toutes les voies diplomatiques et politiques pour surmonter les obstacles à l'accès aux médicaments essentiels... pour les mettre à la disposition de ceux qui en ont besoin à un prix abordable». Pour German Velasquez, de l'OMS, «cette résolution représente un tournant. Dans les négociations commerciales, l'OMS aura désormais un rôle important à jouer». Bernard Peccoul, de Médecins sans frontière (MSF), est plus sceptique: «Depuis dix ans, sous la pression des Etats-Unis et du lobby pharmaceutique, l'OMS a abandonné son mandat, au point de conserver un silence presque honteux dans les négociations commerciales liées aux questions de santé. Mais elle a aujourd'hui une opportunité historique de renouer avec sa mission.» Certains notent que la patronne de l'OMS, Gro Harlem Brundtland, pour se faire réélire l'an prochain, doit se rapprocher des Etats du Sud. Pour MSF, le constat est implacable: un tiers de la population mondiale n'a pas accès aux médicaments essentiels. Cette inégalité se retrouve dans la recherche et le développement, résumé par le désormais fameux ratio «90-10»: les neuf dixièmes de la recherche médicale se concentrent sur des maladies des pays riches qui ne représentent que 10% de la population. Ainsi, sur les 1323 nouveaux médicaments qui ont été mis au point entre 1975 et 1999, seulement 13 d'entre eux l'ont été pour des maladies tropicales. Bref, recherche et développement n'existent pas sans marché. «Une approche plurielle est nécessaire, qui allie investissements publics, investissements privés, l'industrie, la société civile et les gouvernements. Nous ne sommes qu'au tout début d'un processus, mais une prise de conscience réelle des enjeux s'est faite», affirme Jonathan Quick de l'OMS. Il ne peut y avoir de sécurité globale si des déséquilibres massifs persistent dans le domaine sanitaire. En 2001, 14 millions de personnes sont mortes de maladies infectieuses, au risque de compromettre l'avenir d'économies entières.


 

The Lancet
18 May 2002
Clare Kapp

Policy and people: Brundtland sets out priorities at annual World Health Assembly

WHO plans to step up its campaigns against poverty-related diseases whilst also intensifying programmes aimed at tackling cardiovascular illnesses, obesity, and other ailments of richer nations, director-general Gro Harlem Brundtland told the annual world health assembly (WHA) on May 13.

But as Brundtland set out WHO's priorities, activists criticised the agency for doing too little to further its once vaunted goal of health--and hence medicines--for all.

"The world is living dangerously: either because it has little choice; or because it is making the wrong choices about consumption and activity", Brundtland said in her opening address to the 191-nation WHA, which considered issues ranging from bioterrorism to infant feeding.

She said she wanted to "reinvigorate WHO's work on diet, food safety, and human nutrition, linking basic research with efforts to tackle specific nutrient deficiencies in populations and the promotion of good health through optimal diets".

Brundtland said WHO should be proud of putting health firmly on political agendas and for pioneering global initiatives such as Roll Back Malaria, Stop TB, and immunisation partnerships. But far more was needed, she stressed.

"We must further increase the funding for tackling the illnesses of poverty. We must increase the number of people who can access treatments, like antiretrovirals, at the same time as we scale up prevention programmes. We must do all we can to increase access to essential medicines and health technologies", she continued.

As Brundtland was speaking in the elegant assembly hall, Médecins Sans Frontières (MSF) stationed a truck carrying an exhibition entitled "TRAPPED" outside the UN compound in a bid to drive home its concerns that WHO isn't doing enough on this front.

MSF hailed WHO's recognition of generic producers such as Cipla and the recent inclusion of antiretrovirals on its list of essential medicines. But it urged WHO to show more courage in taking on pharmaceutical giants to further lower the price of drugs in poor countries and to take a higher profile in the ongoing debate on free trade and patent protection.

"WHO has been a follower, not a leader; an observer, not an actor", said Ellen 't Hoen, coordinator of the MSF Access Campaign. "Be more active. We need a strong public health voice for those who are silent", she appealed.

Bernard Pecoul, an MSF director, lamented the omission of research and development funding from the WHA agenda. He said WHO was minimising the crisis caused by the chronic lack of industry interest in developing new drugs against "neglected" diseases such as leishmaniasis and Chagas disease and against increasingly resistant strains of malaria which affect millions every year. Of the 1393 new drugs approved between 1975 and 1999, only 13 were specifically indicated for a tropical disease, according to MSF.

A grassroots coalition from developing countries, under the banner of the People's Health Assembly, accused WHO of forgetting its former goal of Health for All by 2000. "Data on very sensitive health indices including infant, maternal, and under 5 mortality rates, life expectancy at birth, and prevalence of malnutrition show the alarming fall of health standards", the group said. "During a period of 10 years between 1990 and 2000, life expectancy of over a billion people has gone down by 10 years from 50 to 40."


Le Monde
23/5/02
L'accès des pays pauvres aux médicaments
Paul Benkimoun
11h56

Beaucoup parmi les délégués des pays du tiers-monde ou au sein d'ONG comme Médecins sans frontières n'osaient trop y croire. C'est pourtant par consensus que la 55e Assemblée mondiale de la santé, réunie à Genève, a approuvé, vendredi 17 mai, une résolution destinée à "assurer l'accès aux médicaments essentiels". Les Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sont instamment invités "à réaffirmer leur volonté de développer l'accès aux médicaments et de traduire cet engagement par une réglementation spécifique au niveau des pays, en particulier par l'application d'une politique pharmaceutique nationale et l'établissement d'une liste des médicaments essentiels fondée sur des données factuelles et se référant à la liste modèle de l'OMS". De plus, la résolution "prie le directeur général" de "préconiser les mesures voulues dans le monde entier pour promouvoir un système de prix différenciés des médicaments essentiels (...) et de fournir un appui technique, surtout aux pays en développement, en vue de la mise en place de politiques de fixation des prix".

L'OMS reprend donc à son compte l'une des solutions préconisées pour rendre plus accessibles les médicaments dans les pays les moins riches : un double prix pour un même médicament, suffisamment élevé au Nord pour que les laboratoires pharmaceutiques récupèrent leur investissement, suffisamment faible au Sud pour y être abordable par la population et le système de santé local. La majorité des délégations ont insisté pour que l'OMS joue un rôle plus actif dans le suivi de la mise en œuvre de l'Accord sur les aspects de droits de propriété intellectuelle relatifs au commerce (Adpic), élaboré au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), et de la déclaration adoptée en novembre à ce sujet lors de la conférence interministérielle sur le commerce à Doha (Qatar).

Par la voix de l'Espagne, l'Union européenne a soutenu la résolution et félicité l'OMS pour son travail. Les Etats-Unis, dont beaucoup craignaient qu'ils ne s'opposassent au document soumis au vote, ont souligné l'importance à leurs yeux de la propriété intellectuelle et ont estimé que la déclaration de Doha ratifiait la validité de l'accord sur les Adpic.

Depuis 1977, l'OMS a élaboré le concept de médicaments essentiels. Il recouvre les produits "correspondant aux besoins prioritaires de la population en matière de soins de santé, en reflétant aussi la disponibilité, la qualité, le prix et la possibilité de les fournir". Un rapport du secrétariat de l'OMS, préparant cette 55e Assemblée mondiale, affirmait que la stratégie pharmaceutique de l'agence des Nations unies "doit contribuer à sauver des vies et à améliorer la santé en réduisant l'écart énorme entre les possibilités offertes par les médicaments essentiels et la réalité que connaissent des millions d'êtres humains, à savoir que ces médicaments ne sont ni disponibles, ni d'un prix abordable, ni sûrs, ni de qualité adéquate, ni bien utilisés".

Chaque année, quelque 10 millions de personnes décèdent d'une maladie infectieuse que l'on sait guérir, ou combattre : sida, tuberculose, paludisme, diarrhées... Sur les 40 millions de personnes vivant avec le virus du sida, 95 % vivent dans les pays en développement et les trois quarts en Afrique subsaharienne. Une situation qui résulte de plusieurs facteurs : obsolescence des traitements habituels dépassés, abandon de la recherche sur des maladies touchant essentiellement des régions du monde où la population est considérée comme non solvable par l'industrie pharmaceutique, prix trop élevés, application restrictive des accords sur la propriété intellectuelle.

NOUVEL ENCOURAGEMENT

Pour tenter de combler ce fossé croissant, des ONG, notamment Médecins sans frontières, font campagne depuis 1999 pour l'accès aux médicaments essentiels. Grâce à elles, le fatalisme n'est plus de mise. Intenté par 39 laboratoires pharmaceutiques au gouvernement sud-africain pour bloquer sa loi sur les médicaments, le procès de Pretoria a braqué les projecteurs sur la bataille opposant ceux défendant contre vents et marées le droit des brevets et ceux qui donnaient la priorité au droit à la santé. Après les baisses spectaculaires du prix des médicaments antisida, sévèrement concurrencés par les offres de fabricants de médicaments génériques, le retrait de la plainte par les multinationales pharmaceutiques, le 19 avril 2001, a résonné comme un nouvel encouragement. Le débat s'est répercuté au sein de l'OMC.

Le 9 novembre, lors de l'ouverture de la conférence sur le commerce de Doha, la directrice générale de l'OMS, le docteur Gro Harlem Brundtland, avait affirmé : "L'accès aux soins de santé est un droit fondamental. (...) Cela comprend l'accès aux établissements de santé, la prévention, les soins, le traitement, le soutien et, naturellement, l'accès aux médicaments indispensables." Les ministres réunis dans l'émirat qatari avaient finalement adopté une déclaration précisant : "Nous reconnaissons que, selon les règles de l'OMS, aucun pays ne devrait être empêché de prendre des mesures pour la protection de la vie ou de la santé humaine, animale ou végétale. Nous soulignons l'importance que nous accordons à la mise en œuvre et à l'interprétation de l'Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle (accord Adpic) d'une façon qui favorise la santé publique, en promouvant à la fois l'accès aux médicaments existants et la recherche et le développement de nouveaux médicaments."

La réunion de Doha avait, en conséquence, assoupli le calendrier d'application de l'accord et conforté les possibilités pour les pays en développement disposant de capacités manufacturières, comme le Brésil ou la Thaïlande, de produire des médicaments génériques. Elle avait cependant renvoyé au conseil des Adpic le soin de trouver d'ici à la fin 2002 une solution pour les pays les plus démunis. Deux réunions de ce conseil sont prévues avant la fin 2002, la première le 26 juin. La résolution adoptée par la 55e Assemblée mondiale de la santé devrait y donner plus de poids aux défenseurs de l'accès aux médicaments.

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.05.02